the Architectural Body
placer le corps dans un état de déséquilibre : harmoniser ses mouvements avec l'environnement construit, être actif, développer une conscience de l'environnement
un corps plus fort et habile: une architecture contre la mort : entrainer le corps contre la dégradation continuelle de ses tissus, action de résistance/persistance
Reversible Destiny: un refus du confort moderne (qui affaiblisse et dissout la force du corps). Madeline "Everyday, you are practicing how not to die."
Léopold Lambert "En 1800, l’anatomiste et physiologiste français Xavier Bichat révolutionne l’interprétation de la vie en définissant celle-ci comme « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort ». Avant lui, la vie était pensée comme un processus interrompu par la mort. Grâce à son travail, nous envisageons la mort comme un processus continu, que la vie persiste à contrer jusqu’à épuisement. Si la mort constitue ce processus irrémédiable agissant sur un corps donné, il faut remarquer que ce processus ne fonctionne pas aussi vite sur tous les corps : il y a donc, pour chaque corps, une accélération ou un ralentissement du processus de mort."
une architecture qui ignore la mesure des corps normés
cane > constitue un handicap dans la mesure où l'environnement est construit/designé autour des corps bien moins affectés par les effets de l'âge
HUNDERWASSER: Architecture sans architectes , «Manifeste de la moisissure contre le rationalisme en architecture»
Maison Hunderwassser
50 appartements HLM réalisés entre 1983 et 1985
"La maison Hundertwasser (Hundertwasser Haus) est une commande de logements sociaux par la ville de Vienne.
La maison s'inspire de l'ensemble des thèmes d'Hundertwasser sur l'habitat : alignement irrégulier des fenêtres, intégration des arbres, colonnes baroques. C'est un village à la verticale de 50 appartements. Chaque logement est individualisé par une couleur propre, Il s'insère avec netteté comme un morceau de puzzle.
Le toit est agrémenté d'une série de terrasses jardins directement accessibles par les appartements situés en dessous.
Les appartements ont des balcons bosquets. Des carreaux de céramique et de métal argenté décorent la facade. Deux clochers bulbes, l'un en cuivre, l'autre doré comme ceux qui couronnent les églises autrichiennes, dominent l'ensemble. (...) Dans cet immeuble, on trouve cabinet médical, jardin d'hiver, buanderies, espaces de jeux, terrasses arborées, café, restaurant et magasins."
Principe imaginé dès 1959 par Yona Friedman, la Ville spatiale est une structure spatiale surélevée sur pilotis, qui peut enjamber des zones non constructibles ou même des villes existantes. « Cette technique permet un nouveau développement de l'urbanisme : celui de la ville tridimensionnelle ; il s'agit de multiplier la surface originale de la ville à l'aide de plans surélevés » (Friedman). La superposition des niveaux doit permettre de rassembler sur un même site une ville industrielle, une ville résidentielle ou commerciale. Les constructions doivent « toucher le sol en une surface minimum ; être démontables et déplaçables ; être transformables à volonté par l'habitant ». La Ville spatiale constitue ainsi ce que Yona Friedman nommera une « topographie artificielle » : une trame suspendue dans l'espace qui dessine une cartographie nouvelle du territoire à l'aide d'un réseau homogène continu et indéterminé. Cette maille modulaire autorisera une croissance sans limite de la ville au sein de cette mégastructure. Sur la grille ouverte viennent se greffer les habitations individuelles qui n’en occupent que la moitié, les « remplissages » devant alterner avec les « vides » ; l'ensemble a donc un rythme variable, dépendant des choix des habitants. « La force d'expression individuelle deviendra ainsi une composition au hasard (...) et la ville redevient ce qu'elle a toujours été : un théâtre de la vie quotidienne » (Friedman). Publié en France par Michel Ragon dès le début des années 1960, la Ville spatiale nourrit aujourd’hui encore l’imaginaire de nombreux artistes et architectes contemporains ainsi que les recherches les plus actuelles en matière d’architecture modulaire.
Architecture principe - 1963-1969
1964 - la fonction oblique - le sol incliné - science de la futurologie (hypothèse de départ, expérimentations, application)
contexte: concentration urbaine, les villes doublent de volume, surdimensionnement des villes
la mobilité (voiture) pour régler le pb du temps de parcours
les ville horizontales (qui s'étendent) puis verticales (faites de tours) ne fonctionnent pas, mais comme une "thérapeutique provisoire" à la concentration des gens dans un même espace
constat: aller de A à B, contourner l'espace privatif C: circuler dans les zones interstitielles. bases de la dynamique urbaine: dissociation de circuler et habiter: rassemblement horizontal par juxtaposition : canalisation obligatoire des humains dans les couloirs de circulation
révolution urbaine, guérir la maladie urbaine: réinventer la structure spatiale de la ville, un nouveau mode d'investissement de l'espace vécu basé
entre l'horizontale et la verticale : l'oblique
les humains vivent sur des plans inclinés
principes
- l'obstacle surmontable
- habiter/circuler: la circulation habitable (planchers praticables) et la clôture praticable
- choix du parcours de circulation
- élévation continu (/ascenseurs et escaliers)
le corps sensibilisé à la notion de gravité
poids ressenti - effort musculaire - conserver l'équilibre - prise de conscience du corps même dans l'immobilité
descente: accélération: perte d'équilibre constamment contrôlée
montée: retenue: ralentissement du parcours
échange énergétique permanent entre le corps et son support: l'architecture agit directement sur le corps
la tactilité comme filtre d'information: les informations transmirent par le pied: l'adhérence, la difficulté du parcours > plus uniquement le VISUEL qui nous informe : libéré de cette hiérarchie
lecture changeante du lieu
une maison individuelle dans un ensemble collectif > jardin, duplex
"Ricerca della comodità in una poltrona scomoda (Recherche du confort dans un fauteuil inconfortable)", Bruno Munari, 1944
"Plinths (socles)", Bruce Mc Lean, 1971
Opus Incertum, Didier Faustino, 2009
Auto Satisfaction, les élèves de la Georgia State University, 2009